Visite de la Grange dimiere Sainte Vaubourg le 17 et 18 septembre

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La Pierre Mégalithique dans la forêt de Roumare

Connaissez vous la Pierre Mégalithique de la Forêt de Roumare?

Un grand bloc rectangulaire de grès qui se dresse fièrement entre Canteleu et Montigny.
D’origine mystérieuse, il atteste cependant une présence humaine à l’époque néolithique et s’est vu attribué des usages druidiques.
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et maintenant voici le plan google map pour la retrouver…

Dans la famille Bérat, nous choisissons Eustache

Normandie Impressionniste au Val de la Haye

berat enfantExposition: Chansonnier, illustrateur, ventriloque, virtuose de la guitare… Eustache Bérat avait tous les talents. S’il est moins connu que son frère cadet Frédéric (auteur de la célèbre chanson « j’irai revoir ma Normandie) c’est bien lui, Eustache, qui sera une figure locale très populaire au 19ème siècle.
Auteur de nombreuses et amusantes chansons sur le « terroir » normand, c’est un homme qui cultive l’humour et la gaité ! Sur toutes les lèvres en 1825 sa chansonnette « j’ai perdu mon coutiau » était encore connue en 1900. Placé en nourrice au val de la Haye, Eustache Bérat, n’aura de cesse, toute sa vie durant, que de chanter et dessiner son attachement à « son village » et à sa nourrice qu’il appelle sa seconde maman. A travers ses nombreux travaux (l’homme est prolixe !) on reconnaîtra souvent les traits du Val de la Haye entre falaises, Seine et Forêt… (more…)

Le feu de la St Jean

Une vieille tradition Vaudesienne… On se posait la question depuis combien de temps cela durait? avant, après la dernière guerre…

Et voici la réponse: cela existe depuis au moins le début du 19 siècle… incroyable

Extrait du livre « Revue de Rouen » edité en 1836

 » La veille de Saint Jean est un jour de réjouissance pour les habitants du Val de la Haye qui ont conservé le vieil usage d’allumer de grands feux dans une des avenues du château. Le clergé y assiste et y donne sa bénédiction sans doute en mémoire des anciens chevaliers de Saint Jean de Jérusalem successeurs des Templiers dans la possession de la commanderie de Sainte Vaubourg. L’assemblée a lieu le dimanche d après. »

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Patrice Cartier

Neiges éternelles.

Nous venons de vivre une période d’enneigement « durable » que nous n’avions pas connue depuis longtemps.

Toutefois, la Seine n’a pas gelé comme cela s’est produit tout au long de l’histoire.

Le premier hiver redoutable est signalé avec précision en 358 par Julien l’Apostat qui décrit une Seine gelée dans toute son étendue, qui charrie des plaques de marbre…Brr…

Puis vint l’an 556 qui vit la neige couvrir la terre pendant cinq mois.

L’an 860 où il gela et neigea sans interruption de novembre à avril.

L’an 1067 où il gela pendant six semaines consécutives.

L’an 1315 où le gel se prolongea jusqu’en juillet.

L’an 1542 où les religieux de Rouen firent des processions pour mettre fin à l »indisposition du temps.

L’an 1709 où la fonte de la neige entraîna des inondations dans Rouen.

1789 où le froid descendit jusqu’à moins 19.

1830 où la navigation sur la Seine fut interrompue pendant soixante jours.

1875 où l’on commença à utiliser une méthode belge consistant à répandre du sel sur la voirie pour faire fondre la neige.

Les années 1940-1941 où la débâcle de la Seine succéda à la débâcle de l’armée française.

Le fameux hiver 1956, un des hivers les plus rigoureux où la Seine charriait des glaçons.

Et, plus près de nous, l’hiver 1985, où la température chuta jusqu’à moins 26,5.

Alors, neiges du présent, neiges d’antan ?

Pierre Villalon

La légende de la corde

Lors du rallye pédestre du 20 septembre dernier, une des épreuves consistait à écrire en quelques lignes  « la légende de la corde »; Corde, bien présente au Val de la Haye! .Voici « les six légendes de la corde »:

Mes chers amis, cette histoire date d’ il y a très longtemps. Jadis, se disputaient les jeux des temps immémariaux entre les fées vaudésiennes et les sorcières de la sombre forêt. Parmi toutes les épreuves la plus importante et décisive, la montée de corde lisse. Les sorcières, belliqueuses et hideuses semaient des noeuds sur la corde des fées vaudésiennes. Lorsque ces dernières remportaient l’épreuve, le bonheur et l’allégresse se répendaient dans tout le village. Lorsque les sorcières remportaient l’épreuve finale, l’obscurité et la terreur s’y répendaient. Suite  à l’arrivée de Zeus au Val de la Haye, ces jeux ont été déplacé sur le mont Olympe et ont ainsi été appelés les Jeux Olympiques.

Les Conquérants

La princesse de chanvre apporterait-elle le bonheur? Les jeunes gens du Val, il y a longtemps s’en servaient pour franchir le saut du loup, qui selon la légende devait être franchi pour gagner une promise. D’ou l’expression: » Se mettre la corde au cou ».

Les Persiliens

Cet arbre caché de tous les regards a malgré tout des visiteurs. Preuve en est, les cicatrices gravées sur son tronc.
La corde qui a élu domicile en ces lieux a permis à une âme désespérée de quitter à jamais ses tourments. Les temps changent et ce site retrouve la joie de vivre avec les jeunes vaudésiens qui viennent y prendre leur envol. Gageons que les générations suivantes sauront préserver cet environnement gardien du temps.

les Tipiak

Il était une fois un vaudésien épris de sa belle qui chaque dimanche à la fin de la messe lui donnait rendez-vous clandestinement dans les bois à l’endroit signalé par la corde. Il faisait Tarzan pour l’impressionner et accéder ainsi au chemin de son coeur.       Love pour ever!!!!!!

Les Yellow

Il était une fois un couple vaudésien. Tandis qu’ils flanaient tranquillement dans la forêt, ce couple vit surgir au loin, l’eau de la Seine qui montait, montait… C’était un jour de 1910. Le Monsieur décidait alors de confectionner avec des bouts  de ficelle, de liane, une corde qu’il ourla autour d’une branche assez haute, puis aida sa compagne à monter à cette corde afin d’échapper à la noyade. Ils restaient ainsi des heures sur cet arbre perchés en attendant la baisse des eaux. Et c’est ainsi qu’ils vivèrent heureux et eurent plusieurs enfants.

Les Chapeautés

Il était une fois, en l’an de grâce 1322, un jeune et beau chevalier templier de nom de Monseigneur Duval, qui aimait une belle pucelle se prénommant Jeanne Delahaye. Ils avaient pour habitude de se rencontrer en secret au fin fond de la forêt, au pied d’un frêne aux pouvoirs magiques. Par un beau jour de printemps, le jeune Don Juan reçut pour ordre de partir aux croisades en direction de Jérusalem. Dès lors, l’arbre magique fit pousser une corde de chanvre permettant à la pucelle, du haut de son arbre perché, d’observer son cher et tendre s’éloingner vers l’inconnu. La belle engrossée écrivit à son prince charmant la bonne nouvelle. Ayant emporté avec lui la clé de la ceinture de châsteté, il cria  » J’irai revoir Ma Normandie! » ( qui inspire, bien des siècles plus tard, le chanteur Frédéric Bérat). De retour, il s’aperçut sur la route qu’il avait perdu la clef. C’est ainsi qu’il fit fondre ses Louis d’or afin de reconstituer la clef et libéra la belle de son emprise. De surcroît, le petit Henri du Val de la Haye montra le bout de son nez.

Les divines

Merci aux Conquérants, Persiliens, Tipiak, Yellow, Chapeautés, Divines pour ces délicieux instants de poésies!

La boite à souvenirs…

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C’est bien sûr autour de la mémoire du Docteur Lobel que la rencontre-souvenirs proposée par Jean-Jacques et Bernard Lobel s’est articulée, ce mardi 2 juin au foyer, à l’issue de la réunion des cheveux d’argents. Les retrouvailles chaleureuses et émouvantes ont permis à chacun découvrir -ou redécouvrir- cette personnalité si attachante et de mieux connaître son histoire. Grâce à  diaporama mêlant des photos d’hier et d’aujourd’hui, la boite à souvenirs a été réouverte, pour le plaisir de tous. Nombreux sont ceux qui se sont exprimés, évoquant les petits plaisirs et les grands tourments  d’un temps pas si lointain… Extraits :

« on a tous été élevés au lait de la ferme Loynel »

« le docteur Lobel a sauvé notre fils… »

« on m’a raconté la légende du Docteur Lobel »

« Devant la Mairie, il manque le tilleul… on vendait ses branches pour financer notre voyage scolaire sur les plages du débarquement »

« Les enfants allaient toujours au devant des Monsieur Chivet, il nous donnait des petits bonbons à l’anis qu’il conservait dans une bonbonière en argent… »

« Ce maire c’était un vendeur de peinture…  c’est lui quia fait repeindre la mairie en jaune ! »

« Je me souviens de Monsieur Baveux et sa grande blouse grise… »

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Rencontre souvenir le 2 juin prochain

Rencontre souvenir

Rendez-vous…

Le 2 juin, conjuguons nos souvenirs au passé,

Donnant suite à l’article paru dans « votre Echo vaudésien » et touchés des témoignages d’attachement du Val de la Haye à la mémoire de leur père, Jean-Jacques et Bernard, les fils du docteur Lobel, proposent une rencontre souvenir au foyer,  le mardi 2 juin à 17h30. Retrouvons-nous pour parler de la vie quotidienne dans notre village, dans les années d’après guerre.

n’oubliez pas d’emmener vos photos !

Les « moins anciens » sont aussi les bienvenus, une collation sera servie.

Docteur Lobel: Médecin de la rive

Henri Lobel (1906-1985)

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En lui donnant le nom de l’unique  rue de la résidence Révil, et depuis peu le nom de l’arrêt de bus à l’entrée du village… Le Val de la Haye  honore la mémoire de son ancien médecin et fait résonner le nom d’Henri Lobel dans notre quotidien.  Ses fils Bernard et Jean-Jacques  ainsi que l’ancienne institutrice Bernadette Bénard (qui assista si souvent le Docteur Lobel) ouvrent  pour l’Echo Vaudésien l’album de leurs souvenirs…  Avec émotion, ils font renaître des moments que l’homme a partagés  avec les habitants du Val et de la rive…  puisque le docteur était seul en exercice depuis Croisset jusqu’à Saint Pierre de Manneville.

L’histoire d’Henri Lobel, c’est d’abord celle d’une vocation: une vie donnée aux autres, partageant ses journées entre une tournée quotidienne de près de 100 km et une permanence dans son cabinet du Val de la Haye. Médecin avant tout, l’homme ne s’économisait jamais « on faisait chercher  le docteur  Lobel dès qu’on avait besoin de lui… il arrivait en pyjama si c’était la nuit il arrivait en smoking si on l’appelait pendant le réveillon de la Saint Sylvestre … »

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Une vie donnée aux autres

Henri  veut devenir médecin. Une vocation que le jeune juif roumain ne pourra exercer dans son pays à cause d’un « numerus clausus » qui lui impose un autre chemin. Mais le jeune homme, alors Champion de football  dans l’équipe nationale universitaire ne veut pas abandonner son idée. Il  quitte  son pays pour venir étudier la médecine,  d’abord à Rouen puis à  Paris. Le jeune diplômé compte parmi ses amis un médecin installé à Grand-Couronne. Albert Desleux l’incite à s’installer au Val de la Haye « il n’y a personne en face,  je m’use à traverser la Seine à la barque… installe-toi sur la rive, le travail t’attend ».  En 1936, le médecin encore célibataire, ouvre son cabinet sur le quai dans une petite villa nommée  « le Criquet » non loin de la rue qui porte désormais son nom.

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« Il y avait un petit poële à bois en fonte émaillée, une salamandre bleue… ». De l’homme, tous ceux qui l’on croisé se souviennent, mais pour l’ancienne institutrice, le souvenir du docteur Lobel est toujours empreint d’une grande émotion   « C’était un homme doux … petit, rond et  amical avec tout le monde… et même s’il courait tout le temps…  il avait  toujours une attention  pour chacun… Quand j’étais petite, il m’appelait sa puce… Il venait quotidiennement à la maison pour soigner mon père. Aux yeux de l’enfant que j’étais, le Docteur Lobel  était un Dieu».  Son accent roumain lui fait roulait les rrr… et dans la mémoire de ceux qu’il a soignés sa voix chante encore « Entendu, disait-il, vous prrrendrrez de la purrée et de la compote…. Et ça irrrra ». C’est ainsi que le bonhomme a prodigué ses soins et ses conseils bienveillants mettant tout un village à la purée et à la compote pendant près de 30 ans !

Médecin de campagne

D’abord en vélo et plus tard en voiture -et même en voiture à gazogène- le docteur fait  une tournée quotidienne  : A Saint-Pierre, Sahurs,  Hautot…. et vers Rouen, jusqu’à Croisset… Ingéniosité de cette époque où le téléphone était un luxe, on signalait alors qu’on avait besoin du médecin en apposant un drapeau ou un linge à la fenêtre de l’épicierie… A Sahurs, Madame Ridel avait l’habitude de poser l’étendard blanc à la fenêtre de son café :  le médecin est demandé, signalait-elle ainsi.  Là, le Docteur  s’arrêtait pour savoir  où l’on avait besoin de lui…  Difficile aujourd’hui, d’imaginer qu’un seul homme pouvait être à la fois le médecin, l’infirmier, le pharmacien, l’accoucheur, le dentiste et le confident…

A la villa sans caprice

img085-2sCadeau du destin, c’est au Val de la Haye  qu’Henri rencontre celle qui deviendra son épouse.  Germaine Mandel, dont  les parents possèdent, au Val de la Haye  une maison de villégiature. De Madame Lobel, les vaudésiens  gardent un souvenir  lumineux  « C’était une personne magnifique, grande , belle  et surtout… radieuse ». Quand les femmes s’habillent encore de couleurs sombres Germaine éclaire son allure de tenues claires qui soulignent son élégance et sa gentillesse. Marié, le couple s’installe  un peu  plus loin, sur le quai, à la Villa Sans caprice où grandiront Bernard et Jean-Jacques, leurs deux fils.

Le cabinet est installé au premier étage de l’habitation. La salamandre bleue n’a pas fait le déménagement. Le décor est désormais laissé aux soins de la jeune femme. « Madame Lobel avait un goût exquis…  je me souviens d’une tapisserie chinoise ou peut-être japonaise comme était la mode de l’époque… Le jardin aussi était très beau, rempli de fleurs… ». Le cabinet ne désemplit pas, la villa est une ruche et le médecin n’a que peu de loisirs… Le jardin revêt pour le docteur une importance toute particulière, comme l’explique son fils Jean-Jacques «les roses, les pommiers, les noisetiers… Papa a reconstitué au val de la Haye un jardin qui lui rappelle ses attaches roumaines… son jardin représente pour lui la paix, le lien avec sa famille … » Dans la vie d’Henri Lobel, il y a aussi le sport ! L’ex footballeur a trouvé le moyen de concilier vocation et passion. Ainsi devient-il le médecin du club nautique de Croisset, mais aussi celui du vélo-club de Sotteville. Là, il côtoie Anquetil, Creton et Bobet pour son plus grand bonheur !

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A la Villa sans caprice, ce sont pour le médecin

et sa famille les années du bonheur. Pourtant le nuage sombre de la guerre va venir obscurcir le ciel de la famille juive.

Rouen est occupée, et comme dans tant d’autres maisons bourgeoises, des officiers allemands ont pris leurs quartiers chez les Lobel. Bernard  raconte : « un officier s’était pris de tendresse pour le bébé que j’étais… un dimanche, mon père lui a demandé : et si vous deviez tuer ce bébé, le feriez-vous ? Si le chef me le demande, je le ferai a répondu l’autre. C’est à ce moment qu’il a compris que nous devions partir ». Dans le même temps, arrive une lettre du conseil de l’ordre interdisant au Docteur de poursuivre son exercice, le menaçant même de déportation… déjà, un médecin arrive de Rouen pour le remplacer.

Sous une jaune étoile

Le couple a décidé de se séparer pour donner à Bernard une chance de revoir un jour l’un de ses deux parents. L’enfant sera caché jusqu’en 1945 dans la Loire. Grâce au réseau de la famille De Gaulle et avec l’aide de la famille Ranger de Saint-Pierre de Manneville, Henri traverse la ligne de démarcation et trouve refuge à Igé dans l’orne.Germaine se cachera dans le Cher.

Dans l’autobus de la CNA qui emmène la jeune femme loin de Rouen, il y a Madame Ranger, l’institutrice de St Pierre de Manneville et Madame Pierre De Gaulle qui possède un château à St Pierre de Manneville. Les deux femmes ont décidé d’accompagner Germaine et son fils, qui portent l’étoile jaune, jusqu’à la gare d’Austerlitz. C’était le 15 juillet 1942, veille de la rafle du Vel d’Hiv…

De l’autre côté de la rive

La famille ne se recomposera pleinement qu’au sortir de la guerre, retrouvant le bonheur entier d’être simplement réunie. 1946 verra la naissance de Jean-Jacques, deuxième fils du couple. Le docteur reprendra ses consultations et sa tournée. En  1963,  la famille quitte le val de la haye, la rive et les patients vaudésiens. «Avec les années qui passent, l’ampleur de la tournée quotidienne devient trop lourde, mon père est épuisé… Il décide alors de  prendre un cabinet plus citadin et s’installe place Voltaire à Sotteville… . Mais le docteur Lobel regrette ce choix : « Il avait une grande nostalgie du Val de la Haye et les premières années de son installation ont été très difficiles pour lui… ». Peu à peu une clientèle nouvelle se constitue et des liens se créent avec les patients de la rive gauche… En 1975, une embolie pulmonaire vient mettre un terme à son activité. Sans qu’il l’ait choisie, l’heure de la retraite a sonné ! Pour se rapprocher de leurs fils, Henri et Germaine choisissent de vivre à Paris…

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De la tendresse pour chacun

Ni un « numérus clausus » roumain,  ni les intempéries ou autres inondations  de Seine, ni même les épreuves infligées à son peuple n’auront eu raison de  l’indéfectible motivation du médecin de campagne. Soigner, réconforter encore et toujours.

Ses attaches avec le village, l’homme ne les a jamais dénouées, participant avec bonheur- et jusque dans les années 80  – aux repas des anciens. « Il faisait le tour des tables… se souvient encore Bernadette… « comptant parmi nous les enfants qu’il avait mis au monde et les femmes qu’il avait aidé à accoucher…  se remémorant les épisodes heureux de nos vies, qu’il avait si intimement partagés… »

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Martine Cartier

La Randonnée mène à tout…même au mariage

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Une amie «COCO»  a convaincu Maud de s’installer au Val de la Haye en 1975 et elle a eu raison.

Maud  et Daniel LANEL coulent des jours heureux rue des Frères Duret et partagent la même activité «La Randonnée». Cette distraction est à l’origine de leur rencontre car j’ai appris que lors de ces différentes promenades, la cuisine et le temps n’étaient pas les seuls sujets évoqués. Il arrivait que les randonneurs s’adonnent à une autre activité «les rencontres fortuites».

Ce village décidément nous réserve bien des surprises, Maud et  Daniel m’ont bercé de délicieux souvenirs. Les chiffons blancs accrochés aux barrières ou à tout autre support n’étaient pas un signe de reddition bien au contraire mais une invitation pour le médecin du village. Il existait une réelle cohésion au sein du village, les fêtes étaient l’affaire de tous.

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Certains contribuaient par leur talent artistique à faire rentrer des fonds pour les associations. Maud me présente une assiette peinte par Mr HARDY qui représente son ancienne maison rue  frédéric  Bérat.

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Il faisait bon vivre au Val de La Haye . Les nouveaux arrivants étaient conviés à une petite visite du village chaperonnée par Mme LOYNEL. L’accueil était une valeur sûre. Les commerçants nombreux faisaient leur tournée hebdomadaire et les échanges fusaient… Le restaurant « Chez Mauricette » situé au bout du village nous ouvrait ses portes sur un cadre chaleureux et les  messieurs n’étaient pas insensibles au charme de la serveuse. Ce lieu de ripaille était doté d’une station service. Nous évoquons Mme GENDRON qui tenait une petite épicerie et qui nous délivrait du gruyère râpé à l’aide de sa petite moulinette.

Maud et Daniel ont connu les inondations comme tout bon vaudésien. Des planches de bois faisaient office de passerelle et permettaient aux Vaudésiens de continuer  de vaquer à leur occupation.  Ce n’était pas l’eau qui mettrait fin à leur dynamisme. Foi de Vaudésien !

Maud et Daniel regrette que la Fête de la Saint Jean ne soit plus. Cette fête qui réunissait  Vaudésiens  de tout âge et créait une ambiance festive pendant un long weekend. Son  feu embrasait tous les cœurs.

Leur  souhait comme beaucoup est de retrouver un esprit de village. J’ai pris un réel plaisir à échanger avec Maud et Daniel mais toutes les bonnes choses ont une fin. Je leur souhaite encore de bien jolies randonnées suivies de repas réparateurs car c’est bien connu le sport ouvre l’appétit.

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Sylvie Redou

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